Reiki Usui et Tibétain quelles sont leurs vraies différences ?

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Le Reiki Usui et le Reiki Tibétain sont deux systèmes distincts dans leurs origines, leurs symboles et leurs protocoles. Le premier est né au Japon avec Mikao Usui. Le second est une création américaine, sans lien réel avec le Tibet. Si vous avez déjà entendu parler du Reiki Usui/Tibétain sans savoir exactement ce qui le sépare du Reiki Usui classique, voici ce que vous devez savoir.

📌 Ce qu’il faut retenir

Reiki Tibétain = création occidentale des années 1980, aucun lien avec le Tibet
🗾
Reiki Usui
Japon, Mikao Usui, 3 degrés, 4 symboles, ancrage bouddhiste japonais
🇺🇸
Reiki Tibétain
États-Unis, Arthur Robertson puis William Lee Rand, 4 degrés, 6 symboles
Puissance
Ni l’un ni l’autre n’est plus puissant : la qualité du praticien prime
À savoir : beaucoup de maîtres enseignent du Reiki Tibétain en le présentant comme du Reiki Usui pur. La frontière entre les deux lignées est souvent floue dans la pratique.

Le Reiki Tibétain vient-il vraiment du Tibet ?

Non. Et c’est probablement le point le plus important à clarifier avant tout le reste.

Le Reiki Tibétain a été créé par un Américain, Arthur Robertson, élève d’Iris Ishikuro, elle-même formée par Hawayo Takata. Robertson avait observé des similitudes entre le Reiki tel que Takata l’enseignait et certaines initiations tibétaines. À partir de ces rapprochements, il a construit son propre système : le Raku Kei Reiki. Il y a intégré l’antahkarana (un symbole géométrique d’inspiration tibétaine), un symbole de maître différent de celui de Takata, et la technique du souffle violet pour renforcer les initiations.

Ce que ces éléments ont en commun avec le bouddhisme tibétain authentique ? Très peu. Ils ont été librement adaptés, voire créés de toutes pièces, sans ancrage dans une transmission tibétaine réelle. Robertson, Diane Stein qui a massivement diffusé le système, et William Lee Rand qui l’a ensuite structuré, sont tous américains et ne disposaient pas d’une formation approfondie dans les pratiques du bouddhisme vajrayana.

C’est William Lee Rand, fondateur de l’International Centre for Reiki Training (I.C.R.T), qui a fusionné le Raku Kei avec le Reiki Usui classique pour créer ce qu’on appelle aujourd’hui le Reiki Usui/Tibétain. Il a simplifié le Raku Kei, réintégré le symbole de maître de Takata et ajouté des techniques développées au sein de l’I.C.R.T. Le résultat est un système hybride, cohérent dans sa forme, mais sans lien géographique ni doctrinal avec le Tibet. Le terme « tibétain » reste une appellation conventionnelle, pas une garantie de transmission.

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Paradoxalement, l’essor mondial du Reiki Tibétain a généré un intérêt si large pour le Reiki en général qu’il a poussé des chercheurs à remonter aux sources japonaises et à redécouvrir le Reiki Usui originel, qui risquait de tomber dans l’oubli.

Quels sont les fondements du Reiki Usui ?

Mikao Usui a développé son système au Japon à la suite d’une expérience personnelle de nature spirituelle. Il n’a enseigné que pendant quatre ans, jusqu’à sa mort. Ses influences réelles sont le bouddhisme de la Terre Pure, le bouddhisme Tendai ésotérique venu de Chine, le shintô japonais et le Qìgōng. Le Tibet n’en fait aucunement partie.

Le mot Reiki (靈氣) est d’ailleurs un concept chinois, transcrit língqì en mandarin. Il n’existe pas tel quel en tibétain, ce qui dit déjà beaucoup sur l’étymologie réelle de la pratique.

Au cœur de l’enseignement d’Usui se trouvent les cinq Gokai, cinq principes à cultiver au quotidien :

  • Juste pour aujourd’hui, je me libère de toute colère
  • Juste pour aujourd’hui, je me libère de toute préoccupation
  • Juste pour aujourd’hui, je rends grâce pour mes bénédictions
  • Juste pour aujourd’hui, je travaille honnêtement
  • Juste pour aujourd’hui, je fais preuve de bienveillance envers autrui

Une précision utile sur le Hikkei, souvent présenté comme le manuel d’Usui Sensei : ce document suit les règles d’une réforme linguistique japonaise postérieure à la mort d’Usui. Il a probablement été compilé par Mme Koyama, sixième présidente de l’Usui Reiki Gakkai, soit plusieurs décennies après la mort du fondateur. C’est une source intéressante, mais à lire avec discernement.

Symboles, degrés, techniques : quelles différences concrètes ?

C’est sur ces trois points que les deux systèmes divergent le plus nettement. Voici ce qui les sépare dans la pratique.

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Les symboles

Le Reiki Usui compte quatre symboles : Cho Ku Rei, Sei He Ki, Hon Sha Ze Sho Nen et le Dai Ko Myo, qui est le symbole de maître. Le Reiki Tibétain en intègre six : les quatre symboles Usui auxquels s’ajoutent deux symboles tibétains réservés à la maîtrise. Le symbole de maître tibétain diffère légèrement du Dai Ko Myo dans sa calligraphie et son usage en séance.

Un point de confusion revient souvent : beaucoup de maîtres qui pensent transmettre du Reiki Usui pur travaillent en réalité avec des symboles d’origine tibétaine, sans toujours en avoir conscience. La frontière entre les deux lignées Reiki est régulièrement floue dans la pratique quotidienne.

Les degrés

Le Reiki Usui dans sa version occidentale classique, telle que Takata l’a transmise, s’enseigne en trois degrés. Le Reiki Usui/Tibétain en compte quatre. Ce quatrième degré constitue la maîtrise tibétaine à proprement parler, distincte de la maîtrise Usui du troisième niveau. C’est là que se concentrent les éléments les plus spécifiques : l’orbite microcosmique taoïste, le souffle violet, l’auto-initiation et les protocoles d’harmonisation de guérison.

Les techniques

Le Reiki Usui s’appuie sur les Techniques Japonaises de Reiki (TJR), écartées par Takata lors de la diffusion en Occident, puis réintroduites des décennies plus tard. Parmi elles :

  • Reiju : initiation japonaise traditionnelle
  • Byosen : scan des zones énergétiques déficientes
  • Reiji-Ho : guidage intuitif des mains
  • Gassho : méditation des mains jointes
  • Kenyoku : purification énergétique du corps

Le Reiki Tibétain reprend ces techniques dans sa structure dès le premier degré, et y ajoute des protocoles qui lui sont propres :

  • Souffle violet pour renforcer les initiations
  • Antahkarana utilisé en séance comme symbole de connexion
  • Cristaux de quartz et grilles de cristaux
  • IPE : purification des blocages psycho-émotionnels
  • Beaming, Koki Ho (Reiki par le souffle), Gyoshi Ho (Reiki par le regard)

L’un est-il plus puissant que l’autre ?

C’est la question qui revient le plus souvent, et la réponse est nette : non, pas de façon absolue. Davantage de symboles ou de techniques ne produit pas une énergie plus forte. La notion de puissance en Reiki dépend du praticien, de la qualité de sa transmission et de la profondeur de sa pratique personnelle, pas du nombre d’outils à sa disposition.

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Aucun des deux systèmes n’existe dans une forme figée : Usui lui-même a modifié son enseignement à plusieurs reprises. Ce qui compte réellement, c’est la solidité de la transmission reçue et le fait que l’initiation ait eu lieu en face à face. C’est le critère de base, quel que soit le système choisi.

Quel système correspond à votre profil ?

Le choix dépend de là où vous en êtes dans votre parcours et de ce que vous cherchez concrètement à développer.

Selon votre niveau de pratique, voici quelques repères :

  • Débutant : le Reiki Usui est le point de départ naturel, le plus enseigné et le plus accessible, avec une base philosophique solide via les Gokai
  • Praticien expérimenté : le Reiki Tibétain peut enrichir la pratique, notamment pour diversifier les protocoles de séance et travailler avec les cristaux
  • En formation de maîtrise : les deux systèmes coexistent dans de nombreuses formations, le choix dépend souvent de la lignée de votre formateur

Selon votre objectif, les orientations diffèrent également :

  • Relaxation, gestion du stress, premiers soins énergétiques : Reiki Usui
  • Protocoles élaborés, travail avec les cristaux, initiations avancées : Reiki Tibétain
  • Accompagnement émotionnel en profondeur : le Reiki Karuna, développé ultérieurement par William Lee Rand, est conçu pour cela, après une maîtrise Usui

Dans tous les cas, le nom du système importe moins que la qualité du formateur et la solidité de la transmission reçue. Le bon système est souvent celui qui résonne avec là où vous en êtes, et ce choix peut tout à fait évoluer avec votre parcours.

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Camille Martin

Je m'appelle Mathilde Gaillard et je suis spécialisée dans l'accompagnement des seniors. Passionnée par la psychologie et la santé, j'ai développé une approche holistique du bien-vieillir. À travers mes écrits, je partage des conseils pratiques sur la beauté mature, le bien-être psychologique et la préservation de la santé avec l'âge. Ma conviction : vieillir peut être synonyme d'épanouissement. Mon objectif est d'accompagner chacun vers un quotidien plus serein et valorisant, en démystifiant les idées reçues sur le vieillissement.

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